Aucun GES derrière – écrivez à votre député

La plupart des interventions chirurgicales utilisent soit du Desflurane ou du Sévoflurane pour l’anesthésie. Ces gaz anesthésiques volatils s’échappent dans l’atmosphère après l’opération. Ce sont des gaz à effet de serre bien documentés.

Notamment, le Desflurane a une empreinte carbone beaucoup plus importante. Le Desflurane est 26,8 fois plus polluant que le Sévoflurane en tant que gaz à effet de serre ! Il n’y a pas de différence clinique en terme d’efficacité entre les deux types de gaz anesthésiques.

À titre de comparaison, l’utilisation du Desflurane pour une opération de sept heures dans une salle d’opération équivaut à peu près à parcourir plus de 2000 km dans une petite voiture au Canada, tandis que l’utilisation du Sévoflurane équivaut à peu près à parcourir 45 km.

Health Sciences North à Sudbury, en Ontario, a retiré le Desflurane. Après avoir effectué ce changement, les émissions de gaz à effet de serre ont diminué de 723 tonnes en 2020 par rapport à 2016. À noter que 723 tonnes équivalent à conduire une petite voiture jusqu’à la lune et en revenir 4 fois !

Avec une différence aussi spectaculaire sur les empreintes carbones, c’est une situation idéale pour la tarification de la pollution. Au prix de 50$ par tonne fixé en avril 2022, le prix du carbone pour une bouteille de Desflurane serait de 44,70 $, tandis que le prix du carbone pour le Sévoflurane serait de 2,47$. La tarification de la pollution créée par les anesthésiques volatils obligera les hôpitaux à éliminer l’utilisation du Desflurane. Cela permettra aux hôpitaux de faire des économies (le Desflurane est ~20x plus cher) sans compromettre les soins aux patients et de réduire considérablement l’empreinte carbone des opérations au Canada.

Les données récentes du GIEC indiquent très clairement qu’il n’existe qu’une étroite occasion d’agir pour éviter une catastrophe climatique.

Nous ne devons laisser aucun gaz à effet de serre derrière nous!